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Fonds innovation santé : focus sur deux projets récompensés

Publié le 14 septembre 2020

En avril dernier, Nantes Métropole lançait un fonds d’innovation santé doté d’un million d’euros pour soutenir des projets d’innovation, de recherche ou d’essais cliniques liés à la crise sanitaire de la COVID-19. Au-delà de la réponse à l’urgence sanitaire que ce fonds représente, il s’agit aussi pour la Métropole de poursuivre voire d'accélérer la structuration et la stratégie de développement de la filière santé engagée depuis deux ans avec les différentes acteurs économiques et académiques du territoire et qui se concrétisera notamment par la création d’un véritable « quartier de la santé » autour du futur CHU.

 

Parmi les projets soutenus, deux études ont bénéficié chacune d’un financement de 50 000 euros. Quel a été l’apport de cette aide dans le développement de leur projet ? Nous avons interrogé les deux lauréats Brigitte Dreno, professeure en dermatologie et cancérologie au CHU de Nantes et Ronan Boutin, CEO de la start-up Bio Logbook.

Protocole Dynamic : étude sur l'efficacité de la doxycycline au CHU de Nantes

Cette étude vise à démontrer les effets anti-inflammatoire et anti-viral de la doxycycline, en étant prescrit dès les premiers symptômes à 330 patients présentant des profils à risque.

 

A compter de l’autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, attendue début septembre, l’étude randomisée sera conduite par l’équipe de la Professeure Brigitte Dréno du CHU de Nantes et s'appuiera sur des centres de médecins généralistes.

 

« La doxycycline est une molécule connue depuis de nombreuses années : elle est notamment utilisée en dermatologie pour traiter l’acné ou la rosacée. Mais celle-ci possède aussi des effets inhibiteur et antiviral avérés dans les cas de dengue. Avec mon équipe de recherche INSERM, nous avons commencé à réfléchir à une possible utilisation préventive pour les cas de COVID-19 car nous avions découvert des propriétés anti-inflammatoires importantes et nous avions constaté que des personnes âgées traitées à la doxycycline n’avaient pas été contaminées par le virus alors qu’elles avaient été exposées. Le CHU de Nantes est donc parti en recherche de financement dès le mois d’avril. Nous avons obtenu le soutien de deux laboratoires pharmaceutiques et de Nantes Métropole grâce au fonds innovation santé. Cette aide va nous aider à ouvrir de nouveaux centres et à soutenir les médecins généralistes, dont le rôle est essentiel dans le protocole et le parcours patients. C’est une récompense qui va également nous permettre de sensibiliser l’Agence Régionale de Santé et de toucher les relais d’information sur le territoire pour convaincre les médecins de participer à cette étude. Ce prix était pour nous une très bonne nouvelle ! »

Brigitte Dreno, cheffe de service de dermatologie, directrice de l’unité de thérapie cellulaire et génique du CHU de Nantes et vice-doyen à la recherche à la Faculté de Médecine de Nantes.

Bio Logbook : étude de détection des patients les plus à risques

Cette étude qui repose sur une méthodologie de data-science et des concepts de biotechnologie est menée par la start-up nantaise Bio Logbook en partenariat avec le CHU de Liège en Belgique. Elle vise à mieux détecter et à mieux orienter les patients à risque.

 

« Lorsque la crise sanitaire a débuté, j’ai souhaité utiliser notre méthodologie, issue de la maîtrise statistique des procédés et appliquée à la médecine, pour rechercher et analyser les paramètres responsables des décès des patients atteints de la Covid-19. De mémoire, nous avons été mis en relation avec le fonds innovation santé grâce au réseau de Nantes Métropole : la SAMOA et Atlanpole Biothérapies dont nous sommes adhérents. L’aide du fonds nous a permis de consacrer du temps à cette étude et de financer le salaire du data scientist qui travaille avec moi depuis la création de Bio Logbook. Au vu des premiers résultats extrêmement intéressants, qui seront publiés en septembre-octobre, nous sommes convaincus que de nouvelles réflexions vont s’ouvrir, notamment sur la question des effets secondaires ou des séquelles de la maladie. Cette publication va nous apporter une légitimité auprès de nos interlocuteurs. Cela va avoir un effet boule de neige dans notre développement de start-up, c’est évident. »

Ronan Boutin, CEO de la start-up Bio Logbook