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Hydroptère 2.0 : Les savoir-faire du territoire au service d'un projet fou

Publié le 22 mars 2021

Après un long périple depuis Hawai, les premières pièces du bateau volant sont de retour à Nantes, au Technocentre d'Airbus. Gabriel Terrasse, l'un des deux passionnés qui l'ont racheté, revient sur ce projet hors du commun et lance un appel aux entreprises intéressées par le projet.

 

 

Assemblé à Saint-Nazaire

L'hydroptère, un trimaran à foils capable de voler au-dessus de l'eau, a été lancé en 1994 aux Chantiers de l'Atlantique. Sorti de l'imagination d'Éric Tabarly et d'Alain Thébault, l'Hydroptère a été conçu en mêlant les savoir-faire de l'aéronautique et de la navale. Il était à l'abandon à Hawaï depuis 2015. « Je connaissais le sujet pour avoir créé un site internet dédié en 1998 », se souvient Gabriel Terrasse, spécialiste de la gestion de projet à l'international, qui a racheté le bateau aux enchères en juin 2019 avec l'américain Chris Welsh, malheureusement décédé brutalement très récemment. Navigateur, pilote d'avion et d'hélicoptère, cet infatigable aventurier admirateur d'Eric Tabarly s'était énormément investi dans le projet de l'Hydroptère.

 

Airbus en soutien

« Au début, nous pensions le rénover aux États-Unis, mais c'était compliqué, et puis un contact avec Airbus a débloqué les choses ». En effet, l'avionneur s'est investi et a mis sa logistique à la disposition du projet. C'est un roulier d'Airbus qui fait la rotation entre Mobile aux États-Unis et Saint-Nazaire, qui a ramené les premières pièces du bateau. « Grâce à cette collaboration, nous avons retrouvé l'esprit dans lequel est né le projet d'Éric Tabarly et d'Alain Thébault, associant les innovations aéronautiques et navales », se félicite Gabriel Terrasse.

 

Un laboratoire collaboratif tourné vers la R&D

Cet esprit collaboratif reste le moteur de l’équipe. « Nous misons beaucoup sur la R&D et sur les retombées du projet pour l’industrie et les transports. L'idée, c'est de faire de l'Hydroptère 2.0 un véritable laboratoire ouvert à la fois aux entreprises, à la recherche et aux écoles pour développer des solutions innovantes, explique Gabriel Terrasse. Côté écoles, l'Université de Nantes, Centrale Nantes et IMT Atlantique participent aux recherches. L'Hydroptère a également reçu le soutien de la SATT Ouest Valorisation, qui a mis l'équipe en contact avec des laboratoires de recherche dans le grand-ouest qui vont travailler sur des innovations dans l'aérodynamisme, l'hydrodynamique ou encore les télécommunications. « Nous avons également des contacts avec des porteurs de projet qui travaillent sur la propulsion vélique, précise Gabriel Terrasse. Le territoire de Nantes métropole dont la filière maritime est en pleine mutation, est « un terrain idéal », pour ce genre de projet.

 

Les nouveaux partenaires sont les bienvenus

Pour continuer à faire vivre ce rêve un peu fou, l’hydroptère 2.0 est soutenu par Nantes Métropole via le Nantes City Lab maritime. « C'est important de pouvoir compter sur un tel réseau de professionnels, nous avons besoin de soutien et de partenaires », souligne Gabriel Terrasse. Officiellement lancé le 11 mars dernier à Nantes, l'Hydroptère 2.0 est à la recherche de partenaires financiers « un point clef pour la suite de l’aventure », conclut-il.