Une délégation québécoise était invitée par Nantes Métropole et l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) à la Nantes Digital Week. Nous en avons rencontré une partie. Anne Girad, Hamza Loucif et Vincent Commere-Ribourg nous ont livré leurs impressions sur cette visite nantaise et sur l’écosystème local.
Trois montréalais, deux québécois
Leurs profils sont très différents. Anne Girard est québécoise. Formée à la psychologie et à l’enseignement, elle travaille à Montréal pour la Fondation Jeunes en Tête Nouvelle fenêtre qui fait de la prévention autour de la santé mentale des jeunes de 11 à 18 ans. Anne Girard est en charge de rendre l’information sur la santé mentale plus accessible.
Titulaire d’un doctorat en immunologie, Hamza Loucif a poursuivi son parcours par un postdoctorat, avant d’évoluer en R&D dans l’industrie comme chef d’une plateforme d’immunologie. Il s’est ensuite tourné vers l’entrepreneuriat. Le jeune québecois a lancé BioEnergos Nouvelle fenêtre, une start-up qui développe des outils d’aide à la décision en thérapie cellulaire afin d’améliorer le parcours thérapeutique des patientes et des patients.
Vincent Commere-Ribour lui est presque du coin. Né à Angers, il est notamment passé par l’IUT de Carquefou. Il s’est ensuite spécialisé dans la data-science et à travaillé pour de grands groupes comme IBM. En 2021, il choisit de partir à Montréal pour rejoindre le laboratoire de Yoshua Bengio, éminent chercheur et précurseur des recherches autour de l’IA. Expert en IA, il fait ses premiers pas d’entrepreneur avec SetupAI Nouvelle fenêtre, où il aide les entreprises à faire de l’intelligence artificielle un moteur de croissance. Il franchit ensuite une nouvelle étape en créant une start-up produit consacrée à la gouvernance, à la conformité et à la qualité du code.
Pourquoi êtes vous venus participer à la Nantes Digital Week ?
Anne Girard : « C’était l’occasion d’en apprendre plus sur l’impact de l’IA sur les jeunes et comment une utilisation éthique de l’IA pourrait avoir un impact sur la santé. Cela a également été l’opportunité d’aller à la rencontre, en parallèle, des actrices et des acteurs locaux qui travaillent sur la santé mentale des jeunes comme Iki Iki. »
Hamza Loucif : « Je suis venu pour participer aux échanges autour de l’IA et de la data, notamment le salon de la data, mais aussi pour explorer l’écosystème en santé du territoire. »
Vincent Commere-Ribourg : « J’aime l’idée d’avoir un pied en Amérique du Nord et un pied en Europe. Je voulais redécouvrir l’écosystème nantais que j’avais connu il y a une dizaine d’années et voir comment il avait évolué. Il y a de belles connexions à créer entre Nantes et le Québec, et j’aimerais en être l’un des acteurs. »
Qu’avez-vous pensez de vos échanges, de vos rencontres et de l’écosystème nantais ?
AG : « J’ai été enthousiasmée par la capacité à rassembler des personnes d’horizons différents et à les faire collaborer. J’ai retrouvé le même dynamisme qu’à Montréal alors que Nantes est une ville beaucoup plus petite. Ces rencontres sont passionnantes. C’est vital de partager des informations et des retours d’expériences entre pairs. Ça donne envie d’aller plus loin, d’imaginer d’autres possibles. »
HL : « J’ai pu visiter le bâtiment Gina et avoir un aperçu du futur quartier de la santé et j’ai été séduit par cette capacité à rassembler les infrastructures à proximité pour créer une émulation et des liens entre la recherche, l’enseignement et l’innovation, avec un vrai objectif de faire avancer les choses. Toutes les rencontres ont été enrichissantes. Pour moi un entrepreneur apprend toujours plus en échangeant avec d’autres et en partageant ses expertises. »
VCR : « Dix ans plus tard, j’ai été frappé par la transformation de l’écosystème nantais. L’entrepreneuriat y est en pleine effervescence et, comme l’ont souligné Anne et Hamza, on y sent une réelle capacité à avancer ensemble. Ma rencontre avec ADN Ouest m’a particulièrement marqué : réunir plus de 800 structures du numérique autour d’une même dynamique, c’est vraiment inspirant ! »
Cela vous a-t-il donné envie de développer votre activité sur le territoire nantais ?
AG : « Sur des sujets comme la santé mentale des jeunes, c’est toujours intéressant d’échanger de bonnes pratiques. Nous avons tissé des liens. »
HL : « Pourquoi pas. J’ai fait des rencontres intéressantes qui pourraient déboucher sur des collaborations. »
VCR : « De mon côté, j’envisage de faire davantage d’allers-retours et d’étendre mon réseau ici dans les prochaines années. Je retrouve une aisance naturelle à échanger et à créer des liens avec les gens d’ici. »
Et d’une façon plus générale, qu’avez-vous pensé de Nantes ?
AG : « J’ai vraiment été marquée par la place de la culture dans la ville, mais aussi une certaine fierté autour des infrastructures. Et bien sur, je ne peux pas ne pas évoquer la nourriture ! On mange très bien à Nantes ! »
HL : « Comme Anne, j’ai été agréablement surpris de la grande place réservée à la culture et à la créativité qu’on retrouve aussi à Montréal et qui participe au dynamisme du milieu entrepreneurial. J’ai bien aimé l’atmosphère et la qualité de vie. »
VCR : « Je rejoins l’avis d’Anne et Hamza. Comme je l’ai déjà souligné, Nantes a beaucoup évolué, et dans le bon sens. J’y reviens toujours avec plaisir, à la fois pour développer mes relations professionnelles et pour me rapprocher de ma famille. »
Résumé du contenu
Regards de 3 Québécois en déplacement à Nantes...