À Nantes, tout un écosystème met les pieds dans le plat pour mieux manger

Métropole nantaise

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Ils et elles s'engagent pour construire un modèle alimentaire plus durable.

Ce 18 juin, c’est la Journée mondiale de la gastronomie durable. L’occasion de mettre un coup de projecteur sur les initiatives qui font de la métropole nantaise un territoire pionnier en matière d’alimentation durable. Du champ à l’assiette, producteurs, distributeurs, restaurateurs et entrepreneurs s’engagent pour construire un modèle alimentaire plus local, plus responsable et accessible à toutes et tous.

Construire un modèle alimentaire plus durable

Une profonde transformation de notre modèle alimentaire s’impose. Sa mise en œuvre ne date pas d’hier sur la métropole nantaise. Dès 2018, le Projet alimentaire territorial (PAT) a commencé à mobiliser l’ensemble des acteurs de la filière alimentaire autour d’objectifs communs. Le développement des productions respectueuses de l’environnement et les liens entre l’ensemble des acteurs, jusqu’aux consommateurs ont été favorisés. La lutte contre le gaspillage alimentaire et la mise en place de circuits logistiques décarbonés ont également été renforcés. À travers le PAT, la Métropole encourage également le développement des circuits courts ainsi que les transitions agricoles, environnementales et sociales. Cette feuille de route vise à construire, d’ici 2030, un modèle alimentaire plus durable avec notamment : 100 % des sites défrichés dédiés à la production alimentaire, 5 à 10 nouvelles installations agricoles par an ou encore 50 % de la Surface Agricole Utile en production ou en conversion bio

Le MIN, un maillon essentiel

Au cœur de cet écosystème, le Marché d’Intérêt National (MIN) de Nantes joue un rôle stratégique. Véritable plateforme alimentaire du Grand Ouest, il constitue un point de rencontre entre producteurs, transformateurs, distributeurs et restaurateurs. Partenaire du PAT, le MIN contribue au développement des circuits courts et à l’approvisionnement local. Son carreau des producteurs permet notamment à de nombreux agriculteurs du territoire de commercialiser directement leurs produits auprès des professionnels. Une organisation qui favorise la saisonnalité, la proximité et la qualité des approvisionnements. Au-delà de sa fonction logistique, le MIN est également un lieu d’innovation. De nombreuses nouvelles pratiques s’y développent, répondant aux attentes des consommateurs et aux enjeux environnementaux.

Un engagement du produit à l’assiette

Cette évolution se retrouve également dans le secteur de la restauration commerciale. De nombreux établissements font évoluer leurs pratiques. Ils font le choix des produits paysans, bio et locaux, de réduire leur impact environnemental ou encore de développer une offre plus végétale. À l’image du réseau des Bouillonnantes Nouvelle fenêtre, qui fédère des professionnels engagés autour d’une restauration plus responsable. « Aujourd’hui nous rassemblons 83 établissements. Il existe une vraie dynamique sur le territoire. C’est lié à son patrimoine et à son histoire en termes d’agriculture et d’élevage, avec des savoir-faire et des réseaux paysans très dynamiques, mais aussi à une volonté d’action, avec la mise en place d’outils comme le Kiosque Paysan. C’est également lié à une demande des clients qui font de plus en plus attention à ce qu’ils mettent dans leur assiette », souligne Laurence Goubet, fondatrice et coordinatrice générale des Bouillonnantes.

Innover pour moins gaspiller

Autre illustration de cette évolution : l’Épi du Fermier Nouvelle fenêtre, réseau d’épiceries proposant des produits biologiques et locaux. Une partie de son approvisionnement provient du Carreau des producteurs du MIN Nouvelle fenêtre et l’entreprise dispose également d’un laboratoire implanté au sein même du marché où une cheffe prépare des plats cuisinés vendus dans les boutiques ou sur commande. « Nous avons choisi de proposer des plats cuisinés bio car c’est une offre que peu de traiteurs proposent. Pour nous c’est important car, d’une part, cela nous permet d’éviter le gaspillage en cuisinant des produits invendus et, d’autre part, cela montre que durable peut rimer avec gourmand », explique Romain Rousseau, gérant de l’Épi du Fermier.

Les entreprises, un levier de transformation

À travers leurs achats, l’organisation de leurs événements professionnels, leur restauration collective ou encore les offres proposées à leurs collaborateurs, les entreprises su territoire peuvent contribuer au développement de filières locales et responsables. Une démarche s’inscrit pleinement dans une stratégie RSE.







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